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Ses journées comme ses nuits, il arrive plus à trop faire la différence
Du matin au soir c'est l’ennui, il est victime de votre indifférence
De 7h à midi, comme dans un cimetière c'est le silence
De midi à minuit, il souffre de votre insouciance
De l’hiver à l’hiver, ses journées restent les mêmes
365 jours de l’année aucune bonne nouvelle
Aucun courrier dans sa boîte aux lettres, personne n’a pensé à lui ce matin
Un peu comme d’habitude d’ailleurs ce sera encore comme ça demain
Il habite dans un quartier habité pourtant il se sent si seul
Comme il ne connaît plus le goût de la fête, ses journées sentent le deuil
Ses journées comme ses nuits, il arrive plus à trop faire la différence
Du matin au soir c'est l’ennui, il est victime de votre indifférence
De 7h à midi comme dans un cimetière c'est le silence
De midi à minuit, il souffre de votre insouciance
Souvent il sort devant sa porte le matin pour pouvoir voir tous ses voisins qui partent
Au loin il les salue d’un geste de la main, et ceux ci répondent du regard
Chez lui il n'y a plus que des vieux films que personne ne veut regarder avec lui
Il retient sa tristesse, dans son coeur ses larmes sont une pluie
Alors il passe des journées fragiles au bord de l’émotion
Et si ça sonne il sait que c'est juste le livreur d’informations
Ses journées comme ses nuits, il arrive plus à trop faire la différence
Du matin au soir c'est l’ennui, il est victime de votre indifférence
De 7h à midi, comme dans un cimetière c'est le silence
De midi à minuit, il souffre de votre insouciance
Un soir d’hiver, aujourd'hui est un jour qui n”est pas le même
365 jours de l’année enfin une que mauvaise nouvelle
Des cambrioleurs rentrent chez lui et lui retirent le précieux souvenir de sa femme
Il ne peut pas le supporter il se bat jusqu'à rendre l’âme
Les voisins entendent le bruit mais c'est pas vraiment leur affaire
Isl diront juste avoir entendu du bruit chez le vieux la nuit dernière
Des jours passeront et personne ne saura qu’il est mort
Jusqu'au jour où il a fallu que la mauvaise odeur sorte
Ses jours comme ses nuits, il arrivait plus à trop faire la différence
Du matin au soir c'etait l’ennui, il était victime de votre indifférence
De 7h à midi, comme dans un cimetière c'est lechaos c'est le silence
De midi à minuit, il souffrait de votre insouciance
Ses journées comme ses nuits, aujourd'hui pas besoin de faire la différence
Des matinées et des soirs, il a encore été victime de votre indifférence
De 7h à midi, comme dans un cimetière c'était le silence
Maintenant c'est fini il est mort dans votre totale insouciance
On l’enterre un jour de pluie, hommage à ses larmes qui coulaient dans le silence
J'ai entendu ses voisins entre eux se dirent aujourd'hui, leurs sincères condoléances.
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D'une tristesse sans nom. J'adore ce texte, même si il a un goût de solitude que je connais bien, bien construit je trouve!
Dernière modification par EkimoZ (08-07-2017 23:20:17)
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Carrément bien.
Histoire du train-train quotidien qui rend la vie morose, où l'on se résigne à cette morosité banalisée.
J'avais écrit un truc en ragga sur ce thème.
En voici un extrait:
Métro, boulot, dodo
Me cassent le dos.
Hey ! Ce n'sont pas des ragots, oh...
Métro, boulot, dodo,
Mon éternel fardeau.
Nos vies dictées par le magot, oh...
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je suis né insouciant mais la vie m'a rattrapé, et là la merde à commencé
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C'est wahou wahou wahou
C'est triste, mais c'est si vrai.
Très touchant.
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c'est un beau poème, mais je pense que la solitude est bien plus intense que tu l'as décrite.
et il y a des gens très bien, fin et sociable qui partent dans l'indifférence, juste le besoin de le dire.
Oui, on est souvent occupé chacun par sa vie, et plus le temps de regarder les vieux voisins ni leur parler: il faut vite rentrer pour regarder sur FB si notre dernière publication a été likée...
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