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L’ornithorynque en blouse bleue
Cette vie, je me suis promis, ce matin, de lui faire en faire voir
Qu’elle croire encore en Demain, malgré les heures noires de l’Histoire
Cette vie, je me l’approprie, cette force je la Sublime sur l’écritoire
Pourquoi ? Jamais oublier, ne plus revoir nuit & brouillard! en colère
Contre cette ère, ces guerres en costumes trois pièces Prada sur la Première
Ma terre saigne des larmes de feux, des cris de fer.
Je m’apprête, gilet pare-balle, Kalash, je descends l’avenue en ruines
Elles sans la merde, les gosses jouent dans la ferraille, urine sur les mines
Dassault au prestige du Diable, même Blase au Pays, je suis sa victime
Il m’a pris mon innocence, si seulement, il m’apprit mon frère mon bras droit
Et du gauche je lève le majeur, Fuck ! Je te le répète de toi à moi
Fuck ! Les vendeurs d’arme, dealeur de cimetière en costard et pairs d’état
Tellement en crise, que leur fric tue l’Afrique, je dis Fuck Babylone
Je drope fort ces leadeurs, je suis un enfant à la guerre, juste à un môme
Supporter anonyme dans le stade mondial de la question sur l’Homme
Entre nécessité et promesses d’avenir. Je dois prendre cette arme, demain
Pour sortir de ma maison. Demain, des gens furieux doivent prendre ce chemin
Entre les pierres de leur ancienne vie, toujours en exil parce que le nom leur saints
Ce n’est pas Paul, Pierre jean ; parce que leur sol regorge de pétrole.
Demain je dois jouer mon rôle de Casque bleu, demain je dois faire comme !
Si mon père et ma mère n’était enfant d’un pays qui arme les hommes
Pour faire leur fortune. Je me sens mal avec mon drapeau occidental
Pourquoi j’existe moi, je me sens comme un ornithorynque Austral
Les pierres roulent contre la course du temps
Et elles portent avec elles l’espoir d’enfants.
C’est la guerre, le monde sombre l’homme admet son enfer
Les éléments déchainés hurlent les larmes de la terre.
Le sang et l’encre se confondent quand les bombes tombent
C’est une hécatombe, les hommes de pouvoir, d’argent sur les ondes
Déversent de l’encre noire, pour taire la terre rouge feu, rouge sang
Nous sommes aux yeux des porcs, quelque pourcents.
Les mères crient, les enfants jouent à mourir
Et tristement le rêve devient réel et froid, j’ai peur je transpire
Sensation de vertige devant l’ampleur de notre labeur
Le Diable sourit ouvre grand la gueule dévore nos frères nos sœurs
Les enfants chéris de la nation se battent pour des montres des trophées
Vautré devant les infos, incapable de réagir, comme figé perfusés.
Je ne changerai pas le monde avec un stylo, je ne suis qu’un X
Mais qu’importe, je me bats de vie, pour inverser le cours du Styx...
MoonZ a+
MoonZ a écrit:
Vautré devant les infos, incapable de réagir, comme figé perfusés.
Je ne changerai pas le monde avec un stylo, je ne suis qu’un X
Mais qu’importe, je me bats de vie, pour inverser le cours du Styx...
J'aime beaucoup les perles qu'il y a dans tes écrits, et mes vers préférés sont ceux lÃ
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L’ornithorynque en blouse bleue, et a bec de canard coin coin
la guerre s'installe, beaucoup detallent, partent en cavale
mais les bombes pleuvent, les fabicants et les marchands sont contents
la mort sera encore sur le champ
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MoonZ a écrit:
C’est la guerre, le monde sombre l’homme admet son enfer
Les éléments déchainés hurlent les larmes de la terre.
Le sang et l’encre se confondent quand les bombes tombent
C’est une hécatombe, les hommes de pouvoir, d’argent sur les ondes
Déversent de l’encre noire, pour taire la terre rouge feu, rouge sang
Nous sommes aux yeux des porcs, quelque pourcents...
MoonZ a+
Très fort !
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Sympa.
J'aurais cité le même passage qu'Itess
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