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J’erre immobile entre deux moments, je crois c’est le présent
Hors saison, personne ne me recrute, le Mercato, c’est la merde franchement
Je rêve de faire un carton ou tirer mon épingle du jeu, mais tu le sais
C’est une épine dans une marre de Kérosène, et je ne peux être Zen, à force de tousser
Le cancer pointe sa flèche vers moi, qu’il frappe vite ou tire vers le haut.
Si Dieu est un fumeur de Gitane, alors en bon voilier gitan, j’allume un cigarillo
Et brûle ma vie sur la feuille. Faire un tabac avec des cendres de larmes
C’est aussi fumeux que ces faux dévots qui braillent et tirent sur l’alarme
Le Drame cosmique dans ce théâtre délabré, c’est un spectacle de guignol
Alors je me colle un spliff, rosse ma peine et bosse mes vers dans la gnôle.
Je me sens mal, j’écris en noir sans doute ou je ne sais pas, désolé lamalice
Ma valise est pleine de brouillon gris-triste, de jaune feu, de bris et de vices.
Je me grise parce que j’ai trop peur d’être tout le temps seul avec mon ombre
Et plus je me démonte la tête, plus le jour passe et s’enfonce dans la pénombre.
Je regarde ce soleil, cette fille en robe à fleur qui danse ravissante et c’est cool
Mais j’ai déjà l’amertume dans la gorge, parce que je sais que je lui fous les boules
C’est à cause de quoi ? Je suis devant moi comme devant un étranger
Je me tourne souvent vers l’avenir et le passé pour ne pas enrager
Mais c’est presque pire et je sais déjà comment les types comme moi finissent
Au mieux vieux et blessé dans leur pisse, mais souvent on s’arrête après un kyste.
Artiste le temps d’une A4, je regarde passer des DS4 et compte bien mes 4 sous
Sauf que demain, je serais en chien, alors je me speede et me rend saoul.
Ma vie est une minute, une chronique sous taz’ je jase
Ma vie, ma carne est pâle et mes yeux vitreux, mon blaze
MoonZ, j’assassine le jour, car je suis la nuit et je tue
Cruellement comme un enfant, sur ce son, parle la rue
Avec cette odeur de souffre qui nous pousse à courir
Quand retentit une détonation, seul moyen de survivre
Je suis ivre, mais je suis dans l’exactitude et je m’apaise
Comme un homme dans les bras d’une femme qui la baise
Et trace une ligne sur son avenir, pour devenir ce qu’il est
Donc je me dresse sur cette scène blanche papier de pensées
Jetées sans considérer le moindre enculé de sa mère
Car mon art est celui de la terre de l’océan et de l’air
Je flotte dans la stratosphère et file droit intègre dans les étoiles
Je ne reviens pas non ! Je suis déjà loin de cette bergerie du mal
J’ai pris beaucoup de produit, je suis sous l’infini tel une énergie drue
Si brutale que beaucoup prédissent que je pourrais me briser en éclat.
Jeune j’avais des héros, jeune j’avançais aveugle
Le monde était une histoire magnifique.
J’apprenais de tout, et tout me définissait, j’étais relier
Au pouvoir de la mystique et des éléments naturels
J’avais tellement besoin de défendre cette réalité secondaire
Que mes potes et moi on tirer sur des démons
Pour devenir à notre tour des héros, au regard de tous
J’étais intact, dans un monde jalousé par un million de bâtard
Près à faire entrer dans mon cœur la religion ou une écharde
Pour empoisonner mon savoir inné de l’océan de la terre du vent
J’ai vu le grand jouer à faire feu sur un vieux, pour le kif
J’ai vu la bite d’un violeur en cavale, j’ai vu la mort de près
J’ai découvert que les héros sont haïs et que je n’étais à vos yeux
Qu’un ennemi. Mon savoir est millénaire, j’étais un guerrier fier
Un soldat devenu roi, un combattant de cette liberté arraché
Au rempart et Babylone tremblait, parce que je désirais fort
Et les choses se réalisaient, parce que je comprenais dans mon esprit
Vierge de la peur que les choses progressaient, se modifiaient
Comme je changeais, aspirant à d’autre merde que des Z3 et Pot Ninja
J’étais une mauvaise herbe, une fausse note, un germe de KAO
J’ai commis les erreurs que tous font, mais je ne fais rien à moitié
Enfermé, j’ai appris à respirer, à regarder le monde immense derrière
Un carreau, le monde est étrange, je délirais grave, esprit bancal.
Aujourd’hui, mes mots pansent les brûlures les blessures, devenir Futur.
Tuer la peur, je suis sorti de l’HP, avant de me perdre entre ces murs
J’ai enfoui toute ces choses en moi, sous la fureur et le bruit
Pour tuer ce cœur qui bat, j’ai pris ces produits, j’ai voulu tuer celui qui luit.
Subir la nuit dans l’âme, gosse plein d’angoisse, je dû rusé avec la poisse.
Je viens avec mes mots, mes modernités, pour laisser une trace
Sous l’immensité d’un le ciel noir, où les gens sont des constellations
Moi je crois je suis fils de la terre et de l’océan, enfant du monde
Sous ce firmament, je me souviens que nous étions des gosses
Tellement loin de l’important, du violent, du feu, de la foudre dans torse.
Prend ceci, comme tu le voudras, mais je chante là sur le papier
Et je dédie ce moment, à mes frères et à ceux qui sans peur ni collier
Qui porte l’espoir comme un enfant dans leur bras, A mes vieux
Enfin, à ceux qui luttent contre l’ignorance sous les cieux.
MoonZ 2012
ça se lit les larmes aux yeux d'émotion, le coeur emporté.... et la fin, oh la fin... elle est magnifique!
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ta plune jamais ne s'arrete, decrivant tes fantomes qui hantent ta vie
clandestin est une réalité pour beacoup d'entre nous,
car le panneau destination , ne laisse pas d'options
bien vu ami
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Bon texte et très belle fin !!
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merci
ton texte me rappelle mon secondaire.je faisais partir d'un petit groupe de RAP et j'avais fait un son ''voyager sans destination'' même si les contenus ne se rejoignent pas forcement.le contexte reste le même.peace ton texto.j'adore
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