Forum Grand Corps Malade et slam

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#1 26-02-2017 20:37:00

MoonZ
maitre des fans
Lieu: 2018 ou presque
Date d'inscription: 05-09-2011
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Po&zy

OPH∑LIA |Chant Premier.


Entends-tu soldat, Entends-tu chamane
Entendez-vous liesses lasses
Cette boulimie nauséeuse à la douceur
Si amère et toi,
Tu entends, là, Sylphe
Et berceuse ardente,
Le monde d’en bas qui siffle
Le cœur, cette soif pour l’ardent
Et blême désir de guérir nos heures
Blessées et tragiques…

Je ne suis pas si bon, pauvre homme.
Mon sang est tiré de cette marche
Indiscipliné des âmes en peine,
Ma veine est d’encre
Mon chant est un battement
Ephémère et sans histoire ;
Et bien que je sois
Un monstre imparfait
Un de ces seigneurs dévorant,
Tu entends, à ton tour ce goût
Pour de mortifère couronnement.

Mais tant ne s’en effraie plus et,
Des enfants de l’outrage
Au serment de l’Arbre coupé
De leur vaine course aux soirs
De victoire pour des vents de joie
Qui te ressemble et t’accapare
Tant de ton joyau de feu.

Ecoute, ma tendre amitié
Je ne suis ni le baptisé, ni voué
A leur sacrifice, mais je sais,
Patriarche de la mémoire
Frère des pensées fertiles
Qui boit la vaine carne,
Par dépit et ivresse du jeu,
La pestilence de nos soumissions
Aux sabots brutaux du songe noir
De Léthé et de la mort affamée.
Leurs flèches ne sont que de fonte.

Serpent, leurs pas des satyres qui tambourinent
Dans mes rêves la mesure d’une énigme
Il faut de la conviction et des lances
Pour défendre l’exemplarité de nos vœux vrais.
Te sens tu, toi qui plaint et palpite sans répit, jamais
L’instigateur de la Lumière et de l’espérance
Qu’aucun repos ne sera mon trophée
Car je me bats parce que j’aime ces nuits
Où la danse et la clarté de la Lune, m’appelle, l’aimé
Architecte de mon destin, je roule, fainéant
Sur une droite interminable comme un lézard raide
Mais je dois ne jamais en plaindre le passé
Parce qu’il m’apprend comme tu m’éclaires
Des étoiles naissent, d’autres s’endorment
Et je me moque fortement, de certaines danses
Furieuses et violentes et j’écris mon âge
Dans les écumes blêmes de la mort amoureuse
Parce que toi phare, et moi naufragé, nous rions.

Nous rions de nos théâtres de pacotilles, devant
Leurs arithmétiques qui batifolent et bredouillent
Des craquements sourds de pierres navrantes. 
Je me délecte du feu de la haine et de la même audace
Quand je m’abreuve, de silence et de son,
Du sirupeux et du poison, sans différence
Qu’elles lèchent les succubes
Ou ton étude de nos noirceurs illustres.
Et j’embrasse la voie des immondes
Et des invisibles pour enfermer
Leur haine dans ton coffre de marbre.

Alors, va vaurien de derrière le soleil.
Râle et roule sur l’éternité
Avec la nonchalance glaciale
D’une danse avec le ministre de la donne,
Le mestre des forges. Invoque
Des faux et des miettes de suffocations
Sois ténèbres, sois la rumeur
Abbé de la souche et soudoie
Le vampyr des couleurs,
Aux yeux verts de l’émeraude
Des reines et glisse démon plaisant
Comme l’ombre de l’arbre
Au bras des filles du carrousel
Et laissent ces chiens injustes
Et ventripotent de certitudes journalières
Se faire lierres, pour soumettre
La déesse de l’œil, la marée de la nuit
La plume imbibée par le poison
Du vengeur céleste. Sois la justice
Intarissable sur les êtres affabulant
La grâce sans force. Nous sommes beaux
Dans ton errance d’amant bileux.
Rode étendard glorieux et jette-moi ton vil fiel
Incertain et livide, et assis l’amour sur ton genou
Ou soumets leurs Empires creux d’extase.

Va horreur des blasphémateurs
La porte est entrouverte sur nos trésor.
Son âme une statue de bois fendue
En son coin d’éternité.

Cher Fils d’Enoch et infâme buveur
Du sang noir de Caïn le traitre
Il erre aux lèvres si pâles si hantées
Voulant refaire son passé terrible,
Dans le ventre de son corps creusé
L’ennemi de l’asphyxie rumine
Son don obscur en léchant des rats fourbes.

Alors dans le puit des ténèbres murmurantes
L’enfant maladif avorte un rugissement
De serpent tordu dans les demeures des roses
Pour seul appel aux démons de l’ouvrage,
Mais Pauvre hère deux fois morts,
Il se dilue en perle lavante.


MoonZ 26/02/2017

Dernière modification par MoonZ (27-02-2017 06:03:20)


En voilà un dans l'esprit duquel aucune place ne devient dure, et qui ne sent pas tout à coup son âme à gauche, du côté du cœur. En voilà un pour qui la vie est un point, et pour qui l'âme n'a pas de tranches, ni l'esprit de commencements.
___________________________Antonin Artaud - page 101 l'Ombilic des Limbes -

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#2 26-02-2017 21:01:11

sekaijin
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Re: Po&zy

Ophelia en a inspiré beaucoup.
comme John Everett Millais (1852) que l'on peut admiré à la Tate Gallery.
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/94/John_Everett_Millais_-_Ophelia_-_Google_Art_Project.jpg
ou encore l'hommage de Lars von Trier
https://broadly-images.vice.com/images/2015/11/04/ophelia-body-image-1446664286.jpg
Thème porteur de tant de romantisme qu'il est souvent emprunté.
Julina

comme si Ophélia portait en elle toute la douleur de l'amour.

A+JYT


http://jeanyves.terrien.free.fr/sekaijin.jpg

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#3 26-02-2017 21:08:13

MoonZ
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Re: Po&zy

icon_smile

j'emprunhte mon sale humeur, ami j'aime ton site.

si tu m'autorise je voudra te montrer un truc STP mister les mots

Dernière modification par MoonZ (26-02-2017 21:08:54)


En voilà un dans l'esprit duquel aucune place ne devient dure, et qui ne sent pas tout à coup son âme à gauche, du côté du cœur. En voilà un pour qui la vie est un point, et pour qui l'âme n'a pas de tranches, ni l'esprit de commencements.
___________________________Antonin Artaud - page 101 l'Ombilic des Limbes -

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#4 01-03-2017 22:29:03

Miss'
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Messages: 4344

Re: Po&zy

Je ne sais pas toujours quoi dire mais je sais toujours te lire.


"pas à pas   j'apprends  a dire a vivre
a le sentir
ce coin de soleil "
MoonZ

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#5 02-03-2017 10:18:26

SylvA
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Re: Po&zy

C'est joli, Miss, ce que tu as écrit, et ça répond bien à la Po&zy de MoonZ...


On ne peut pas écrire en dehors de soi...

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